Green Curry – Thaïlande (2011)

Green_curry_-_Thailande
Moine
Green_curry_-_Thailan
Rue
Jeux
Le_temple
Train
beach
Fresques
Horizon
Plage
arbre
takeoff
priere
Parapluie
Barque
Nuit
temple
Mer
Moines
flamme
Tsunami
Mekong
The_golden_triangle
Marche_couvert
Fanfare
Green_curry_Thailand
Toits
enfants
Nuit_1
Hmong
matin
sea
The_beach
Ruines
Boat
Ceremonie
le_Mekong
the-monk
_MG_5889T_filtered
Fleuve
_MG_5476T_filteredchoix
Soiree
Plus_loin
Pecheur
Moine_1
fleurs
Soiree_1
Jeunes_filles
Embarquement
Bruit
Vagues
Bord_de_plage
repos
route
Arret
_MG_4950_filteredchoix
Green_Curry
Golden_triangle
PlayPause
previous arrow
next arrow

 

Le cadre est trouvé, à la fois luxuriant et mélancolique. Le Mékong défile sous nos yeux, et sa couleur brune glisse vers les berges verdoyantes et les palmiers alanguis. Quelques embarcations s’évanouissent au loin, tracent leur sillon pour rejoindre les côtes Birmanes et du Laos, dans cette zone du Triangle d’or autrefois réputée pour le commerce de l’opium mais dont il ne reste plus de trace à présent.

Nous avons commandé un curry vert en insistant pour qu’il ne soit pas trop épicé. Le serveur nous sourit et nous assure que ce sera chose faite. Peine perdu, en commençant à déguster notre plat le piment se fait tellement sentir que nous sommes tiraillés entre continuer à manger ce plat vraiment délicieux ou en rester là.

Nous apprendrons plus tard qu’il y a une façon bien particulière de manger un plat épicé en Thaïlande comme il existe toutes sortes de pratiques de savoir-vivre en société. Ancré dans le bouddhisme, l’instant doit rester de toute façon joyeux, même dans les travaux quotidiens les plus difficiles, et vous trouverez toujours des thaïlandais prêts à plaisanter de tout et de rien, à rire et à rêver ensemble.

Après notre repas, un pêcheur nous demande si nous voulons faire un tour en bateau. Nous acquiesçons. Les escaliers qui nous mènent à l’embarcation plongent dans le liquide brun ocre. Nous sommes maintenant dans le paysage. La pensée s’est arrêtée et nos têtes se sont remplies du ciel coton- neux et des effluves du fleuve que nous traversons.

La ligne de l’horizon sur laquelle nous dérivons reste tendue et fragile entre joie, contemplation et mélancolie de l’instant présent.

 

 

Laisser un commentaire