Le temps qui reste (2004-2008)

L_envol-_2006_
Les-pas-_2004_
Le-port-_2007_
Portrait-_2006_
Les-pneus-_2005_
Le-parc-_2004_
Le-fil-_2007_
Le-pot-_2008_
La-robe-_2007_
La-corrida-_2007_
News-_2006_
Lemanege2007
La-digue-_2007_
Le-cygne_2007_
Le-chemin-_2004_
La-for_t-_2008_
La-balustrade-_2007_
Jeu-d_chec-_2007_
Egout-_2006_
Le-fauteuil-_2007_
Le-jardin-_2007_
Guignols-_2008_
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La-mont_e-_2006_
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En-randonn_e-_2004_
La-plage-_2006_
Lignes-_2008_
Pause-_2006_
Vestige-_2008_
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Une photo, cela ne représente qu’un centième de seconde. Et pourtant si l’on réussit la bonne photo, celle qui restera fidèle à la façon dont se représente le monde, alors cette photo-là pourra acquérir un tout autre statut que celle que l’on a empilé dans une boîte et que l’on ne montrera pas.

En fait, pourquoi est-ce que je prends des photos si ce n’est pour figer ces instants dans ma mémoire. Lutter contre le temps ne sert à rien, par contre, on peut appréhender la mort, sa propre mort d’une autre façon, en sauvant quelques miettes d’éternité dans le mouvement inexorable de la vie.

La photographie est pour moi une méthode. Un témoignage de ce qui vit et de ce qui meurt, une prise à témoin silencieuse du monde dans lequel je vis. Finalement, le contenu de mes photographies n’est que le prolongement de l’acte de photographier : éphémère et en même temps intemporel. La trame narrative de mes photographies est très importante dans le choix que je fais de ce que je veux montrer. Les scènes qui sont représentées font partie de la réalité et nous échappe tout aussi bien.

C’est qu’il est question ici de non-lieux qui auraient une logique inverse à l’événement, au spectaculaire. Ce qui demande à être vu c’est une réminiscence, le souvenir de ce que nous avons toujours été, des passagers flottants face au temps qui passe.